jeudi 20 mai 2010

Bordeaux, 5 juin, concert de soutien à Magalie Christophe contre les abus policiers

Magalie Christophe, faucheuse volontaire anti-OGM poursuivie pour rébellion, dont le procès en cassation a eu lieu le 17 mars à Paris. La cour de cassation a confirmé le verdict (dommages et intérêts à verser à 2 des 3 policiers). Une audience au civil aura lieu le 4 juin. Plus d’informations sur le site du collectif INOUGAV.

RAPPEL DES FAITS
Bordeaux, 10 juillet 2008. Lors du procès de 12 faucheurs volontaires anti-OGM, Magalie proteste contre l'interpellation d'un automobiliste et son enfant par des policiers. Poursuivie pour outrage et rébellion, elle est relaxée en première instance. Le parquet et trois policiers font appel. Relaxée en appel des poursuites pour outrage, Magalie a été condamnée pour rébellion à une amende de 1.000 euros.

mercredi 19 mai 2010

Rapport annuel de la CNDS

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) vient de publier son rapport annuel (vraisemblablement le dernier puisque Sarkozy a "décrété" la suppression de cet organisme de contrôle indépendant). Comme le fait remarquer Le Monde, ce rapport met l'accent sur les fouilles à nu humiliantes, devenues un grand classique du sadisme policier à la française.
La suppression de la CNDS sera débattue au Sénat le 27 mai.

Les mots qu'il ne faut pas dire à Philippe Rey, préfet des Pyrénées-Atlantiques

Petit récapitulatif des mots incriminés

Le 20 juillet 2008 Gérard Chevrot faisait référence à PAPON. Faut faire le chiffre quand on a de l’ambition. Comme Papon et ses chefs en d’autres temps? Espérant un sursaut humanitaire, étant donné le danger que court cette famille et ces enfants.

Pierre Favre est poursuivi pour avoir évoqué les METHODES DE LA GESTAPO. Voilà qui ressemble aux méthodes de la Gestapo. Le 16 juillet à l’aube, jour de la prise de fonction du nouveau préfet, cette famille est brutalement réveillée par des coups violents portés à sa porte.

Valérie Martinez a eu l'outrecuidance d’employer le mot RAFLE. Je demande que cesse le scandale des rafles. (lire son témoignage dans la Gazette du Val d'Oise en cliquant sur l'article).

Eric Soarès est poursuivi pour avoir utilisé le mot WAGON. Je tombe des nues, j'apprends que l'on autorise l'enfermement d'enfants, cela me rappelle une triste époque où l'on mettait les enfants dans des wagons.

Yves Ribault a eu le tort d’évoquer VICHY. Faudra-t-il restaurer bientôt le port de l'étoile jaune au pays des Droits de l'homme? En d'autres temps, d'autres fonctionnaires zélés ont obéi ainsi aveuglément, sans état d'âme… C'était à Vichy!

Daniel Candas se voit reproché d'avoir écrit. Cessez de vous comporter comme des bourreaux nazis.

TABLEAU DE CHASSE D’UN APÔTRE ZÉLÉ DE LA SARKOZIE
* Jean-Yves Lalanne, maire de Billère, sommé (lire dans Siné Hebdo) de cacher à la vue du public le "mur des expulsés", une fresque de soutien aux sans-papiers. (Le juge des référés lui a donné tort. Il a fait appel. Le 12 janvier, le tribunal a ordonné l’effacement du mur.)
* Patrick Peugeot, président de la Cimade, se voit interdire par décret l'entrée d'un centre de rétention. (article sur Rue 89).

jeudi 13 mai 2010

Le Bloc identitaire au secours du préfet Philippe Rey

Samedi dernier à Billère, près de Pau, des membres du Bloc identitaire ont recouvert de peinture le Mur des expulsés, la fresque en hommage aux étrangers expulsés de France, dont le préfet Rey, qu'on ne présente plus, a demandé par voie de justice qu'il soit soustrait à la vue du public.
Ainsi que l'article La "neutralité" à géométrie variable du préfet Philippe Rey sur le site de la section Toulon de la LDH.

vendredi 7 mai 2010

Info Bakchich. "Le préfet Rey prend une veste durable"

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques Philippe Rey, l’un des serviteurs les plus zélés du sarkozysme, qu'on ne présente plus ici et dont vous pouvez lire ci-dessous les mots qu'il ne faut pas prononcer si vous ne voulez pas être poursuivi(e) pour outrage, vient de se prendre une claque dans l'affaire qui l'oppose à l'association de paysans basques Laborantza Ganbara.
Papier à lire sur le site Bakchich.

jeudi 6 mai 2010

Paris, 8-9 juin, salon du livre libertaire

Le 5e salon du livre libertaire, organisé par la librairie Publico, la Fédération anarchiste et Radio Libertaire, se tient le samedi 8 mai (10h-19h) et le dimanche 9 mai (10h-16h) à l'Espace des Blancs-Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple, Paris 4e (M° Hôtel-de-Ville ou Rambuteau).
Présence du CODEDO sur le stand des éditions Après la Lune.

Tous les renseignements sur le site.

mardi 6 avril 2010

Marseille. 3 lycéens en garde à vue pour avoir insulté la fille d'une policière

Ça continue!
Deux mois après Anne et les trois collégien(ne)s mis en garde à vue pour une histoire de dispute, trois lycéens marseillais ont été placés en garde à vue pendant plusieurs heures le vendredi 2 avril pour avoir insulté une autre élève, dont la mère, commandante de police, a vu rouge, ont dénoncé le syndicat Snes-FSU et la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), rapporte l’AFP.

Paris, 12 avril, débat sur le thème "Antiterrorisme et libertés publiques"

Le CALAS (Comité pour l’Abrogation des Lois AntiterroristeS) organise un débat sur le thème "Antiterrorisme et libertés publiques" le lundi 12 avril à 18h30, Salle 4 de la Faculté de Droit, 12 place du Panthéon, 75005 Paris. Avec Alain Badiou, Antoine Comte, Matthieu Bonduelle, Nicole Borvo, Aline Boumediene-Thierry et Carlos Santulli.
Débat modéré par Karine Perrot, professeur à l'université de Valenciennes.

vendredi 2 avril 2010

LYON, 10 avril. Rencontre-débat sur le délit d’outrage à la librairie libertaire La Gryffe

Samedi 10 avril, 18h30/ Librairie La Gryffe 5 rue Sébastien-Gryphe 69007 Lyon / Métro Saxe-Gambetta
Débat sur le thème "Polar, outrage : de la fiction à la friction" avec Jean-Jacques Reboux*, co-fondateur du Codedo, co-auteur avec Romain Dunand de Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d'outrage (éds Après la Lune).

jeudi 1 avril 2010

Simone Levavasseur se pourvoit en cassation

Le 1er avril, la Cour d’appel de Besançon a condamné Simone Levavasseur à 30 euros d'amende avec sursis (contre 30 euros fermes en première instance) et 600 euros aux dépens. Le préfet a obtenu 1 euros de dommages-intérêts.
Elle s'est pourvue en cassation. Tous les détails ci-dessous.

vendredi 26 mars 2010

Besançon, 1er avril : procès en appel de Simone Levavasseur

Le 19 mars 2009, le tribunal de Vesoul condamnait Simone Levavasseur, militante syndicale, associative et signataire de "l’appel des 13" pour la fin du délit d’outrage à 300 euros d'amende pour outrage au préfet de Haute-Saône. Son procès en appel a lieu le jeudi 1er avril à 13h30 à Besançon.
Rappel des faits. Décembre 2007. Suite à l'expulsion d'une jeune femme géorgienne vers Tbilissi, Simone Levavasseur, réagit en envoyant à la préfecture de Haute-Saône un courriel dans lequel elle établit un parallèle entre "l'actuelle politique gouvernementale en matière d'immigration" et "l’idéologie hitlérienne". (formule provocatrice destinée à interpeller vivement le préfet, comme le souligne son avocat, Me Randall Sschwerdorffer).
Tous les détails sur le site de RESF et dans La Presse de Vesoul.

Pétition: l’Elysée accuse réception

En date du 22 mars, le chef de cabinet du président de la République Cédric Goubet a accusé réception de la remise de notre pétition du 15 février (décompte final en cours).

mercredi 17 mars 2010

France Culture, Sur les docks, Outrage, la grande excuse

Mardi 23 mars à 17h, l’émission de France Culture Sur les docks sera consacrée au délit d’outrage. Reportage de Hubert Prolongeau, le seul journaliste à avoir "couvert" la remise de notre pétition le 15 février.

vendredi 19 février 2010

"Le gros de l’électorat UMP n’a pas vocation à être placé en garde à vue" (Nicolas Sarkozy)

Ces mots ahurissants du président sont dans Le Canard enchaîné. "J'ai toujours joué les victimes contre les délinquants, aurait-il ajouté. Pas question de donner aux français le sentiment du contraire, et de faire des concessions sur la garde à vue."

mardi 16 février 2010

lundi 15 février 2010

De la place Vendôme à l'Elysée, la randonnée des outrageurs

Nous avons remis notre pétition à la Chancellerie, au ministère de l'Intérieur et à l'Elysée. Mais ça n'a pas été sans mal!!!! Lire le compte-rendu sur Rue89.
Et le papier sur le blog de François-Xavier Henri.

samedi 13 février 2010

Pour en finir avec l'outrage et l'offense au président de la République : remise de la pétition à l’Elysée

Lundi 15 février, nous remettrons la pétition lancée par le CODEDO le 30 décembre 2008 dans Libération, qui a recueilli près de 20.000 signatures (décompte en cours).

ITINERAIRE DE LA PROCESSION DES OUTRAGEURS
* 10h 30 : ministère de la Justice, 13 place Vendôme, 75008 Paris.
* 10h 50 : ministère de l'Intérieur, place Beauvau.
* 11h 15 : palais de l’Elysée, 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Anne arrêtée en pyjama : le prix du nouveau droit des mineurs

Jean-Yves Halimi est l'avocat de Anne, dont la garde à vue et celles de ses copines de 14 ans ont fait couleur beaucoup d'encre cette semaine. Il publie une tribune sur Rue89.
A lire aussi l'excellent commentaire sélectionné par le site, qui résume assez bien le point de vue de ceux qui ont subi l'arbitraire policier et de ceux qui luttent contre les saloperies imposées par la politique sécuritaire sakozyste. "Salopards qui donnent l'ordre. Salopards qui l'exécutent. Salopards qui le justifient." Ce commentaire est d'autant plus précieux qu'il est émis par quelqu'un qui prétend être de droite et avoir voté pour Sarkozy. Faudra-t-il attendre que la moitié des électeurs de Sarkozy soient mis en garde à vue pour que les choses commencent à bouger?

mardi 9 février 2010

Anne, 14 ans, 10 h de garde à vue en pyjama pour avoir tenté de séparer 2 collégiens qui se battaient

Pendant que Brice Hortefeux prépare sa loi sur la délinquance, les policiers continuent à agir en toute impunité et à pratiquer la garde à vue à outrance. Dernière affaire en date…
Ça commence par une dispute entre deux collégiens à la sortie d'un collège du 20e à Paris. Trois collégiennes tentent de s'interposer. La mère de l'élève agressée porte plainte. Le lendemain, 4 ados sont mis en garde à vue, dont Anne. L'un d'eux y restera 25 heures, pendant lesquelles on lui interdira… d’uriner. Cueillie chez elle en pyjama, Anne a passé 10 heures en garde à vue. Son témoignage sur France Info.
A lire sur LePost.fr, l'interview crapoteuse de Mohamed Douhane, du syndicat Synergie, qui prétend que Anne a avoué pendant sa garde à vue avoir agressé une collégienne. Anne a été convoquée le 16 mars devant le délégué du procureur. Elle est défendue par Me Jean-Yves Halimi (interview sur LePost.fr). Une enquête a été confiée à l'IGS.
A noter (mais peut-être n'est qu'une coïncidence?) que cette GAV se déroule au commissariat du quartier Gambetta, où ont été "recyclés" les anciens flics de l’ex-commissariat de la rue des Orteaux, tristement célèbre, dont nous avons déjà parlé ici.

vendredi 5 février 2010

Communiqué du CODEDO à l'occasion de la remise de notre pétition

Chaque jour un peu plus, nous assistons en France à un rétrécissement des libertés publiques, une accélération des dérives sécuritaires, qui se manifeste notamment par l’explosion des gardes à vues, comme vient de le rappeler la récente et scandaleuse affaire de trois collégiennes de 14 ans et d’un collégien. Chaque jour un peu plus, la manière dont le pouvoir est exercé piétine les valeurs républicaines et menace la démocratie.

Parmi ces multiples abus, le délit d’outrage

Ces dernières années, les délits d’outrage ont connu en France une inflation exponentielle. Un banal contrôle routier, un courriel de protestation contre le sort réservé aux sans-papiers, et la parole d’un citoyen se retrouve traînée devant les tribunaux, avec à la clé de fortes amendes, sanctionnant des délits résultant le plus souvent d’un abus d’autorité.

D’un côté, des citoyens impuissants, victimes de l’arbitraire, se retrouvant dans la situation de délinquants. De l’autre, des policiers, des préfets portant plainte contre leurs contradicteurs (et leurs victimes, en cas de violences).

Face à la parole du policier assermenté, soumis aux impératifs de résultat du ministère de l’Intérieur instillés dès 2002 par Nicolas Sarkozy, la parole du citoyen ne vaut pas cher, car la justice tranche presque toujours en faveur du tout-puissant policier.

Le 30 décembre 2008, treize citoyens réunis au sein du Collectif pour la dépénalisation du délit d’outrage (CODEDO) lançaient dans Libération un appel demandant la dépénalisation du délit d’outrage, et de celui d’offense au président de la République, remis au goût du jour par le président Sarkozy.

Cet appel met aussi l'accent sur la recrudescence des violences policières, dont le délit d'outrage est l'un des corollaires.

Notre pétition, soutenue par la Ligue des droits de l'homme et par de nombreuses personnalités, a recueilli près de 20.000 signatures.

Nous la remettrons le lundi 15 février à 10h30 au ministère de la Justice, au ministère de l'Intérieur et à l'Elysée.