lundi 20 janvier 2020

Clément, le manifestant violemment frappé à la tête par un CRS samedi 18 janvier, sera jugé pour violences, rébellion et participation à un groupement en vue de commettre des violences et des dégradations

Tout arrive en Macronie !
Le policier filmé en train de frapper un manifestant à Paris [la vidéo est ici], près de la gare de l’Est, samedi 18 janvier lors de l’acte 62 des Gilets jaunes, a porté plainte contre ce dernier pour "violences volontaires".
Un policier du syndicat d’extrême droite Alliance, Sébastien Gaudon, allant même jusqu'à prétendre que son collègue lui aurait frappé le visage pour l‘empêcher de lui cracher son sang à la figure”.
Florilège du mensonge policier :
Suite à la décision du procureur de la République de Paris de le faire juger en comparution immédiate, les avocats de Clément, 20 ans, ont demandé sa libération dans ce communiqué de presseIl sera finalement jugé à une date qui reste à déterminer, pour “violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique”, “rébellion” et participation à un groupement formé en vue de commettre des violences et des dégradations.
Le parquet n’a pas encore statué sur sa possible remise en liberté.

dimanche 19 janvier 2020

« Gilets jaunes: police en roue libre, révolte sans limite. » une vidéo de QG sur la manifestion du 18 janvier 2020

Adrien AdcaZz était hier pour QG TV à la grande manifestation parisienne du 18 janvier, de la porte de Champerret à la gare de Lyon. Un parcours encore émaillé de nombreuses violences insupportables commises par les forces de l'ordre.
18 janvier, Acte 62, vers 14h, gare de l’Est. La vidéo : Source Pat Ricia

samedi 18 janvier 2020

Taha Bouhafs, qui avait filmé les agissements de Benalla, en garde à vue après l’exfiltration du couple Macron des Bouffes du Nord, déféré devant un juge d’instruction

Taha Bouhafs, journaliste à Là-bas si j’y suis, est à l’origine de la vidéo montrant les violences d’Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er mai 2018, place de la Contrescarpe. Le fumeur de chicha qui a fait tomber Benalla, selon l’expression de Street-Press, est l’une des (très nombreuses) bêtes noires du pouvoir macronien.
Vendredi 17 janvier 2020, il était présent dans la salle où se jouait la pièce La Moucheau théâtre des Bouffes du Nord, auquel assistaient Emmanuel Macron et son épouse, qui furent exfiltrés par la police, à la suite de manifestations bruyantes de militants rassemblés devant le théâtre.

Pour avoir publié ce tweet, qui n’était pas le premier à informer de la présence du couple Macron dans la salle, comme l’a rappelé Libération, il a été arrêté et mis en garde à vue pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ».
Libéré après 24 heures de garde à vue, Taha Bouhafs a déclaré : “J’ai l’impression qu’on veut rétablir le crime de lèse-majesté.”
Dans la foulée, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations » et «organisation d'une manifestation non déclarée ».


Si vous informez, vous risquez la prison

« Par cette demande, l'objectif du parquet est de garder le portable de Taha Bouhafs et le bénéfice du secret de l'instruction, pour masquer le vide du dossier, a déclaré son avocat, Me Arié Alimi. C’est un message adressé par l’exécutif et le parquet à tous les journalistes. Si vous informez, vous risquez la prison. » Le juge d'instruction n’a pas suivi le parquet, qui demandait sa mise en examen.
Taha Bouhafs a fait part de son intention de déposer une plainte pour « faux et usage de faux »,  le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) ayant menti dans son communiqué de presse en prétendant que Taha Bouhafs avait appelé à manifester. La plainte sera modifiée ce lundi pour « dénonciation calomnieuse ».

Lire à ce propos le billet de Daniel Mermet, Macron l’exfiltré.

Procès pour outrage et rébellion le 25 février

RAPPEL AUTRE AFFAIRE. Le 25 février 2020 aura lieu devant le TGI de Créteil le procès de Taha Bouhafs, jugé pour outrage et rébellion, après avoir été violemment interpellé lors d’un rassemblement de soutien à des travailleurs sans-papiers de Chronopost à Alfortville (Val-de-Marne)* le 11 juin 2019, au cours duquel son téléphone avait été confisqué. Cette interpellation lui avait valu 10 jours d’ITT.
* À noter que ces travailleurs sans-papiers viennent d’obtenir gain de cause et ont obtenu leur régularisation.

jeudi 16 janvier 2020

Camille Halut, poursuivie pour “dissimulation de visage“ et “violences” relaxée par le tribunal de Montpellier

Le 12 décembre 2019 se tenait à Montpellier le procès de Camille Halut, observatrice de la Ligue des droits de l’Homme, poursuivie pour rébellion et dissimulation de visage lors d’une manifestation à Montpellier [lire ici].
Le verdict est tombé ce jeudi 16 janvier 2020 : pour la deuxième fois, comme le rappelle Le PoingCamille est relaxée de tous les chefs d’inculpation.
Arrêtée pour « dissimulation de visage » alors qu’elle portait son matériel de protection autour du cou, le parquet avait lui-même fait tomber ce chef d’inculpation dès le procès. Mais alors, son refus de se plier aux prélèvements biométriques coulait de source, puisque la garde à vue reposait sur une fausse accusation. Quant à la rébellion et aux violences qui lui étaient reprochées, la justice n’a pu que reconnaître que les déclarations des policiers et notamment de Patrice Buil, commissaire divisionnaire de Montpellier qui chapeaute souvent le maintien de l’ordre en manifestations, étaient remplies de contradictions (pour ne pas dire des mensonges).

mardi 14 janvier 2020

Jules Panetier, journaliste au Poing, condamné à 2 mois de prison pour outrage pour avoir crié « Tout le monde déteste la police »

Jugé à la cour d’appel de Montpellier pour des faits d’outrage, Jules Panetier, journaliste au Poing, a vu sa peine de deux mois d’emprisonnement ferme confirmée par la cour d’appel de Montpellier sur la base d’arguments plus que douteux.
personne dépositaire de l’autorité publique en manifestation remontant à 2016, 
Compte-rendu d’audience sur cette énième utilisation politique du délit d’outrage dans un régime d’exception + article à lire, judicieusement titré : La justice va-t-elle interdire le slogan « Tout le monde déteste la police » ?
Dans cet entretien au Média, Jules Panetier, l’un des fondateurs du journal Le Poing, explique comment il a appris qu’il était “fiché S”.

samedi 11 janvier 2020

L’épouse de Cédric Chouviat dénonce les mensonges des policiers

Dans un entretien recueilli par L’Obs, Dora Chouviat, l’épouse de Cédric Chouviat, dénonce les mensonges des policiers responsables de l’interpellation (pour plaque d’immatriculation sale) et du meurtre de son mari, décédé des suites d’une fracture du larynx consécutif à un plaquage ventral.
On rappellera que lesdits policiers inventèrent, pour justifier leurs actes criminels, le très classique délit d’outrage, dont la dépénalisation serait, plus que jamais, salutaire, dans une France où la police dispose de tous les droits, y compris celui d’assassiner en toute impunité des citoyens !

Pour lire tous les articles publiés sur le site du CODEDO sur cette affaire, cliquer sur les liens.

Les propos répugnants de Thibault de Montbrial, l'avocat (rétribué par la République) des assassins de Cédric Chouviat

Cédric Chouviat, 42 ans, livreur à scooter, tué par trois flics : quand la police invente un délit d’outrage pour justifier la mort d’un homme

"J’ai baissé ma capuche, ça pissait le sang de partout." Marie, étudiante en journalisme à Lille, matraquée par des CRS lors de la manifestation du 9 janvier

Dans l’interminable litanie des violences policières érigées en principe régalien par le régime d’exception policier Macron-Castaner-Belloubet, voici ce qui est arrivé à Marie, étudiante en journalisme à l'ESJ de Lille, lors de la manifestation du jeudi 9 janvier. Elle a été frappée à trois reprises alors qu'elle prenait des photographies du cortège.

vendredi 10 janvier 2020

Adama Traoré (juillet 2016), Cédric Chouviat (janvier 2019) : quand le plaquage ventral tue

À la suite du décès, le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise), d’Adama Traoré, tué par des gendarmes qui utilisèrent le plaquage ventral, l’ACAT (Action chrétienne contre la torture et la peine de mort) revenait sur l'utilisation de gestes d'immobilisation dangereux par les forces de l'ordre en France.
La mort de Cédric Chouviat, décédé à Paris le 5 janvier 2020 des suites d'une fracture du larynx provoquée par cette même technique, interdite dans de très nombreux pays d’Europe mais autorisée en France, est l’occasion de republier cet article publié par l’ACAT.

jeudi 9 janvier 2020

Les propos répugnants de Thibault de Montbrial, l'avocat (rétribué par la République) des assassins de Cédric Chouviat

Thibault de Montbrial est l’avocat des policiers responsables de la mort de Cédric Chouviat, dont l’autopsie a révélé qu’elle était due à une fracture du larynx consécutive un plaquage ventral, technique d’immobilisation policière provoquant l’étouffement, interdite dans de très nombreux pays, lors de son arrestation le 3 janvier.
Pour l’avocat des assassins de Cédric, “cette tragédie ne serait pas arrivée si Cédric Chouviat avait rangé son téléphone”. Ces propos indécents furent tenus lors d’une conférence de presse le 8 janvier.
Franck-Laurent Liénard
Avec cette nouvelle bavure policière – détestable formule qu’il serait grand temps de chasser définitivement du vocabulaire pour la remplacer par “meurtre légal par personne dépositaire de l’ordre public” –, il est intéressant de se pencher sur le “CV” de Thibault de Montbrial, ancien parachutiste, qui donna, dans les écoles de police, des cours sur la légitime défense, dont il prône une extension du domaine.
Avec Franck-Laurent Liénard, que nous évoquions ici, Thibault de Montbrial fait partie de ces avocats-mercenaires payés par la préfecture, et donc sur les impôts de la République, pour défendre les policiers coupables de violences et les exonérer de leurs crimes et turpitudes, y compris – et surtout, serait-on tenté de dire – lorsque leurs clients se livrent à des exactions réprouvées par le Code de déontologie de la police, comme ce fut le cas lors de l’arrestation de Cédric Chouviat.

mardi 7 janvier 2020

On a assassiné mon fils, Cédric Chouviat. Je vais en guerre contre Macron et son État.

Déclaration de Christian Chouviat, le père de Cédric Chouviat, tué par trois policiers le 3 janvier 2020 après un contrôle routier, lors de la conférence de presse au siège de la Ligue des droits de l’Homme le 7 janvier 2020, en présence de ses avocats, Me Arié Alimi et William Bourdon.
Pour lire le dossier sur cette nouvelle affaire de violences policières (en l’occurrence un homicide dont il est permis de penser qu’il est volontaire tant est patent l’acharnement des policiers) dans une France où les innombrables violences policières d’État sont l’un des derniers soutiens du régime Macron, cliquer sur le lien ci-dessous.

Cédric Chouviat, 42 ans, livreur, tué par trois flics : quand la police invente un délit d’outrage pour justifier la mort d’un homme

Les images de l’arrestation de Cédric Chouviat filmées par plusieurs personnes. L'autopsie révèle qu'il serait mort d'une fracture du larynx. Une enquête pour « homicide involontaire » a été ouverte. Les avocats de la famille de Cédric Couvait demandent à ce qu‘elle soit requalifiée en « violences volontaires ayant entraîné la mort ».

Cédric Chouviat, 42 ans, livreur à scooter, tué par trois flics : quand la police invente un délit d’outrage pour justifier la mort d’un homme

Selon une tradition dont l’efficacité n’est plus à prouver, les flics violents invoquent le délit d’outrage pour justifier leurs saloperies. Dans cette affaire, ils insultent la mémoire de leur victime en l’accusant post-mortem d’avoir commis un outrage.
3 janvier 2020. C’était un vendredi matin comme tant d’autres pour Cédric Chouviat. Domicilié à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ce livreur de 42 ans avait quitté vers 8h30 le siège de l'entreprise paternelle, rue Saint-Ferdinand dans le XVIIe arrondissement de Paris. Au guidon de son scooter Piaggio Vespa noir, il devait visiter une cinquantaine d'entreprises situées dans la capitale et dans la petite couronne afin de livrer des plis de chèques-déjeuners. Soit un parcours d'environ 200 km, son lot quotidien depuis quelques années. À cause d’une rencontre avec des flics violents, ce père de cinq enfants, interpellé pour outrage et menotté, n’arrivera jamais à bon port. Il est mort d’un arrêt cardiaque à l’hôpital.
La suite de l’histoire et l’enquête auprès de la famille de ce père de 5 enfants sont racontées dans Le Parisien.
Selon la police, dont on connaît la propension au mensonge dans ce genre de situation, « L'individu résiste à son menottage, nous contraignant à aller au sol pour le maîtriser. Il s’est mis à nous insulter en repartant, et nous avons dû l’interpeller pour outrage. Il a résisté lors de l’interpellation et est mort d’un arrêt cardiaque. »
La version de son avocat Me Arié Alimidont on lira ici le portraitest tout autre et corroborée par une vidéo fournie par un passant qui se trouvait sur les lieux, sur laquelle on distingue clairement les trois policiers plaquant Cédric Couvait au sol et se maintenant sur lui, malgré des signes d’épuisement. D’autres vidéos, depuis, ont été divulguées, prouvant que la police, et le parquet, qui a répercuté la version policière, ont menti.
D’après un témoin, le livreur « n'était pas violent. Il filmait seulement les policiers. Il semblait le faire pour défendre ses droits et ça les agaçait. Puis l'un d'entre eux est passé par derrière et lui a fait une clef avec son bras autour de son cou, il est alors tombé au sol. Et là, ils se sont mis à trois sur lui alors qu'il était sur le ventre. C’était violent et incompréhensible. » La suite de l’histoire et l’enquête auprès de la famille de ce père de 5 enfants sont racontées dans Le Parisien.
Selon son épouse Douria, son mari avait déjà fait l'objet, il y a cinq ans, d'une interpellation pour outrage à Paris dans des conditions similaires, au guidon d'un scooter. « Il avait subi un étranglement et m'avait raconté avoir vu la mort en face à ce moment-là », confie-t-elle.


« On a assassiné mon fils, je vais en guerre contre Macron et son État. »


C’est ce qu’a déclaré le père de Cédric, lors d’une conférence de presse au siège de la Ligue des droits de l’Homme. La totalité de son intervention poignante ci-dessous.

On retiendra que Cédric Chouviat, verbalisé pour un banal délit du code de la route, est mort après avoir été immobilisé par des policiers violents qui ne supportaient pas qu’il les filme, et qui ont ensuite invoqué le délit d'outrage pour justifier leurs exactions. Selon l’autopsie, la mort serait due à une fracture du larynx.
Une enquête pour « homicide involontaire » a été ouverte, suite à la saisie de l’IGPN. Les avocats de la famille de Cédric Chouviat demandent à ce qu‘elle soit requalifiée en « violences volontaires ayant entraîné la mort ».