jeudi 8 janvier 2009

Valérie, victime de violences policières à Lyon: "une certaine jouissance à me faire mal et à me voir pleurer"

Valérie était jugée en appel le 3 mars à Lyon. Témoignage reçu à la suite de l’émission d’Alain Bédouet le téléphone sonne du 19/11/2008 sur France Inter. Concernant Lyon, voici un site très utile, Compim.Lyon.fr, qui recense les comparutions immédiates dans l'agglomération lyonnaise.
Valérie a été condamné à 400€ d’amende (contre 200 en première instance) + 600€ de dommages-intérêts par policier (300 en première instance). Pour en savoir plus sur cette affaire, reportez-vous à l'émission Envoyé spécial du 10 septembre 2009, au cours de laquelle l'un des trois policiers l'ayant poursuivie avoue devant les caméras de France 2 qu'il en est à son 30e plainte pour outrage!

J'ai écouté l'émission Le téléphone sonne sur l'outrage sur France Inter et je voudrais apporter mon témoignage, même si je suis poursuivie pour rébellion. J’ai été jugée le 4 février 2008. Je vous contacte parce qu'il me semble important de vous apporter un témoignage supplémentaire. Je dois également vous dire que j'ai mis longtemps à ne plus être honteuse et coupable de ce qui m'était arrivé. Ma famille n'est d'ailleurs pas au courant de cette histoire. Et puis il y a le sentiment de ne rien pouvoir faire et de ne pas savoir que faire, d'être seule et aspirée. Puis, en parlant à des proches, après avoir retrouvé mes témoins et avoir entendu d'autres histoires comme la mienne, je me suis rendue compte que je n'étais pas si coupable et que je ne devais pas avoir honte. Mais ce sentiment persiste. La pensée de me retrouver à nouveau devant un tribunal me terrorise, même si la juge qui m'a écoutée le 4 février m’a en quelque sorte "entendue". Cette culpabilité, c'est vraiment le sentiment que j'ai eu face à ces policiers. Ils m'ont dit que j'étais bonne à interner, mais j'ai vraiment ressenti que le problème venait d'eux. Surtout un des policiers qui éprouvait apparemment une certaine "jouissance" à me faire mal et à me voir pleurer.
Décembre 2004, rue de la République, Lyon. Je rentre chez moi à vélo, venant d'acheter des produits surgelés, après avoir vu un SDF à l'agonie sur la route. Tout à coup, une voiture arrivant à vive allure sur une voie réservée aux transports en commun pile dans un crissement de pneus. Surprise, comme d'autres passants, je m'arrête pour voir ce qui se passe. Deux hommes sortent et mettent leur badge "police". Ils semblent énervés et arrêtent des jeunes en scooter sur la voie perpendiculaire en stoppant la circulation. A une dizaine de mètres de la scène, j'observe avec d'autres passants ce contrôle spectaculaire et très peu courtois. "Toi , tu dégages…" et autres propos déplacés. Les jeunes sont en règle, ils repartent. Les deux policiers se rapprochent de leur voiture à 3 ou 4 mètres de moi. Spontanément je dis "bravo", sans intention de créer un conflit. Les deux policiers montent dans leur voiture, font marche arrière, un d'eux ouvre sa fenêtre. "Vous avez un problème, mademoiselle!"
Un peu surprise et déstabilisée par leur ton accusateur, je leur réponds: "Non pas du tout, je suis dans un espace public et comme dans toute cité, j'ai le droit de m'y exprimer." Le policier me répond: "Mademoiselle veut jouer la maligne." Ils sortent de leur voiture et me demandent mes papiers. Je ne me sens pas bien du tout, je suis paniquée par leur carrure, leur ton de voix et une sensation étrange de pression. Je cherche mes papiers en tremblant, mais je ne les ai pas. "Bon, eh bien, vous allez venir au commissariat." Avec un sourire amusé.
"Non je n'ai rien fait, j'habite à côté, je viens d'acheter des surgelés, ils vont être foutus, j'ai autre chose à faire, je ne veux pas y aller... Vous n'avez pas autre chose à faire?Il y a quelqu'un [le SDF] en train de mourir sur la voie public… Vous feriez mieux de vous en occuper."
Ils insistent, je suis très mal à l'aise car je n'avais aucune intention d'entrer en conflit. J'ai réagi à l'arrestation spontanément par un "bravo" car elle ne me semblait pas très correcte vis-à-vis des jeunes arrêtés. C’est sorti comme ça. Je précise que je suis enseignante en lycée professionnel en ZEP et que le "respect" est un sujet très sensible pour les jeunes de banlieue avec lesquels je travaille. D'autres passants pensaient la même chose, nous en parlions. J'enfourche mon vélo sans réfléchir car ces deux hommes me font réellement peur… Je suis suivie par une voiture qui me barre la route. Les deux policiers sortent, immobilisent mon vélo, me demandent de les suivre. Je leur réponds que je n'ai rien fait, je ne vois pas pourquoi je devrais aller au commissariat. L’un d’eux me prend le bras, me le tord en me faisant très mal. Je crie "au secours, on veut m'emmener mais je n'ai rien fait". Le policier me jette par terre et tire sur mon bras. Je hurle et pleure. "Au secours, au secours… Aidez moi… Je n'ai rien fait." Je suis en état de panique, je pleure, on me met des menottes, j’ai la figure contre le sol, le bras complètement tordu, je demande qu'on me lâche, je hurle que je n'ai rien fait et que j'ai mal. Je me débats, je pleure, je ne vois plus grand-chose mais je sens qu'il y a des passants autour de moi. J'entends une voix douce que je connais et qui me nomme. C’est une personne qui suit une formation avec moi. Elle me rassure, me dit que tout va bien se passer, qu'elle s'occupe de mon sac de surgelés.
Je suis jetée dans la voiture des deux policiers avec violence. Je pleure et je demande au policier qui me maintient menottée de me lâcher car il me fait très mal. Il tord la menotte encore plus. "Ah tu veux jouer la maligne, je vais te dresser, moi!" Pendant tout le trajet je pleure, je suis en état de choc. Le policier ne cesse de me faire mal avec les menottes. Avant de sortir de la voiture, je demande mes lunettes, et ce que va devenir mon vélo. On me répond: "C’est pas notre problème, il fallait y penser avant, ça t'apprendra à te taire."
Je suis emmenée au commissariat. Je pleure, on me conduit dans un couloir sans public. On me met sur une chaise, je glisse car j'ai un sac à dos assez lourd qui pend entre les deux menottes et je glisse à genoux. Je m'effondre et pleure toujours. Une femme passe et me dit très brutalement de me taire. Les deux policiers qui m'ont arrêtée repassent à ce moment, rient et disent. "Elle est vraiment folle, celle-là. Regarde, elle bave, ah... Regarde, elle a même de l'herpès! Faut la faire enfermer en hôpital psychiatrique." Il semble que je les amuse.
Au bout d'un moment on me conduit devant une personne plus calme. Presque aussitôt, les policiers surgissent, énervés, sortent un papier avec les injures que j'aurais soi-disant proférées, "connard" et autre injures que je n'ai pas du tout tenues, et que je nie. Le policier qui prend ma déposition me demande ce qui s'est passé, tout en orientant la conversation. Je suis épuisée, je raconte ce qui s'est passé en ne pensant qu'à une chose: rentrer chez moi. On me demande de signer, je n'ai pas mes lunettes, je signe et m'en vais en tremblant… En descendant les escaliers vers l'accueil, je retrouve la personne que je connaissais et qui m'avait rassurée dans la rue, elle est accompagnée de trois autres personnes. Je leur dis que j'ai très mal. Ils m'expliquent ce qui s'est passé. Un car de CRS est arrivé sur les lieux de mon arrestation, ils ont menacé de gazer toutes les personnes qui demandaient qu'on me lâche. Il m'explique qu'ils sont venus au commissariat car, inquiets pour moi, ils n'ont cessé de demander de mes nouvelles à l'accueil du commissariat. Ces personnes m'accompagnent jusque chez moi, je suis vraiment mal et épuisée. L'un d'eux me conseille de téléphoner à un avocat et de porter plainte. Devant chez moi, ils me donnent un papier avec leurs coordonnées, au cas où.
Le lendemain, mon bras est bleu, j'ai très mal au dos, à la tête et à l'omoplate. Je décide d'aller faire constater cela par un médecin. Je fais même prendre une photo de mon bras. J'appelle l'avocate conseillée la veille. Je lui explique ce qui s'est passé. Elle me dit que je peux porter plainte mais que les procédures sont lentes et lourdes. Elle me conseille d'écrire ce qui s'est passé et d'attendre. Quinze jours après, je déménage, je suis submergée par le concours que je prépare pour le mois de février, par mon travail à plein temps sur deux établissements en dehors de Lyon. Et puis, je n'ai pas du tout envie de me rendre à nouveau dans un commissariat après ce qui s'est passé. Je mets donc cette histoire de côté.
Mai 2007. Je reçois une lettre d'huissier me demandant la somme de 1537 euros. Je ne comprends pas et appelle de suite. On me répond de me déplacer. J'apprends alors que je suis condamnée à deux mois de prison avec sursis et 1537 euro de dommages et intérêts. Je ne comprends rien mais me remémore cette histoire. J'appelle de suite l'avocate que j'avais contactée deux ans et demi avant. Elle accepte de me recevoir. Je lui explique les faits et m'étonne d'avoir été jugée sans être prévenue. Nous essayons ensemble de comprendre.
En effet j'ai déménagé entre-temps. L'avocate m'explique que l'on doit prouver que je n'étais pas informée du jugement afin de faire opposition et non appel (elle m'explique que l'appel est très difficile à Lyon.) Après bien des difficultés, nous parvenons à faire accepter cette opposition.
Je suis convoquée le 4 février 2008 pour être rejugée. L'opposition fait polémique mais la juge décide de me juger puisque je suis là et afin d'en finir avec cette histoire. Je suis très émue et impressionnée par tout cela, je ne peux m’empêcher de pleurer, je ne comprends toujours pas ce que je fais là, cela me dépasse. Mes témoins (j'avais pu en retrouver trois) sont appelés à la barre et mon avocat me défend.
Quelques semaines plus tard j'apprends que je suis relaxée mais une semaine après une lettre m'annonce que la partie civile et le Parquet font appel. A ce jour, j'attends ce nouveau procès avec beaucoup d'inquiétude car la Cour d’appel de Lyon est connue pour être "dure". Je précise que la déposition des policiers montre certaines incohérences ou mensonges. Par exemple:
* Je serais intervenue dans leur arrestation, ce qui est totalement faux puisque j'étais sur le trottoir à au moins 10 mètres et j'échangeais avec une dame sur la manière de faire.
* J'aurais tenu des propos sur la République (injustices, pays pourri, etc). C'est faux.
* J’aurais été emmenée au commissariat dans un fourgon. Pourtant mes trois témoins disent bien m'avoir vue être jetée dans la voiture des policiers. Je suis également certaine de ce que m'a dit le policier dans cette voiture, et je me souviens bien de son acharnement à me faire mal. Aucun des moments où je suis seule, malmenée et humiliée n'apparaît dans leur déposition. Mais il n'y a que moi pour en témoigner.
* Trois policiers portent plainte et demandent des dommages et intérêts pour rébellion alors que je n'ai eu affaire qu'à deux policiers. Le troisième restait dans la voiture lors de nos échanges. J'aurais également griffé un des policiers qui a fait constater sa blessure par un médecin (quelques millimètres) alors que je suis face contre sol, avec un policier le genou sur mon dos et les bras menottés.
De plus l'ordre de paiement des dommages et intérets réclamés par huissier découle de la demande d'un des policiers avant même que la peine soit enregistrée par le tribunal. J'ai appris en faisant opposition auprès de la greffière que ce policier n'avait pas à demander la somme avant que je sois informée de la peine par le tribunal. Pourquoi cet empressement?
Je suis encore choquée par cette arrestation qui a pris une dimension que je ne comprends toujours pas. Je suis accusée de rebellion. En effet, je n'ai pas suivi les policiers au commissariat car je n'avais pas commis de délit et ils me faisaient peur. J'ai ensuite appelé les passants en criant "au secours, aidez-moi." Que dois-je me repprocher? D'avoir réagi spontanément devant une arrestation qui me semblait non respectueuse? D'avoir eu peur de policiers trop près de moi et impressionnants, d'être complètement paniquée par les menottes et la violence de mon arrestation?
J'ai le sentiment que ces policiers se sont défoulés et amusés avec moi. Ils ont abusé de leur pouvoir. Je me sens totalement démunie. La police est assermentée et sa parole compte plus que la mienne, même s’ils mentent. Alors que faire?


6 commentaires:

outrageur condamné a dit…

Plus les jours passent, plus les "affaires " se multiplient et plus j'ai de mal à reconnaître mon pays. A la tristesse se mêle désormais une colère grandissante.

fière rebelle a dit…

votre récit ressemble en beaucoup de points à ce qui m'est arrivé en 2007 à Roubaix, je reconnais là tout à fait leurs méthodes pour moi pas de poursuite mais une garde à vue de 17 heures avec brimades, humiliations , refus de soins médicaux ...
leurs actes me donnent la nausée
je suis de tout coeur avec vous courage !

Bdel63 a dit…

Il m'est arrivé une chose semblable dans une petite ville, dans le Nord.
J'avais été abordé par un policier en civil (il portait un t-shirt noir) qui ne s'était pas présenté - bien il ait prétendu l'avoir fait dans sa déposition. Étant donné son allure et sa façon de s'exprimer, j'avais d'abord cru qu'il s'agissait d'un civil, peut-être un peu éméché (il y avait une fête foraine à proximité).
Quand il m'a dit qu'il était de la police (après que je lui aie demandé de me parler sur un autre ton), j'avais vraiment eu du mal à la croire et pensé qu'il cherchait à m'impressionner. Je lui ai répondu : "c'est pas un flic de m... qui va m'emmerder". Il m'a alors demandé de le suivre au poste de police, parce que je venais de l'outrager. Ce que j'ai refusé, pensant "naïvement" n'avoir rien à me reprocher, n'ayant fait que "répondre" à un individu m'ayant abordé de manière "peu respectueuse" (et qui avait omis de se présenter comme policier).
Il m'a alors sorti de force de ma voiture avec le renfort d'un collègue, jeté à terre, menotté et j'ai passé 24 heures en garde à vue (ce qui m'a permis "d'apprécier" le comportement de quelques "policiers de terrain").
Lors du procès il m'avait semblé que dans leur déclaration, les policiers avaient inversé leurs noms.
J'en ai eu confirmation récemment, ayant rencontré une conseillère municipale de cette ville à qui j'ai raconté ma "mésaventure". Elle a deviné à quel policier j'avais eu affaire, lequel semble avoir une "certaine réputation" dans cette commune, ce qui explique sans doute l'inversion des noms.
Dans la voiture qui m'avait conduit au poste, le policier "teigneux" à qui j'avais eu affaire (son collègue semblait nettement plus posé) avait dit à ses collègues qu'il m'avait déjà vu, ce qui est fort peu probable étant donné que je ne me rends qu'exceptionnellement dans cette ville (où j'avais été lycéen 25 ans plutôt) : ce jour là j'y étais allé pour rendre service à une "amie de longue date" que je fréquente assez rarement.
Comme je suppliais que l'on les desserre les menottes qui me faisaient très mal (il m'a fallu plusieurs semaines pour retrouver une sensibilité normale de la main gauche), un collègue policier (qui avait l'air d'être un "supérieur hiérarchique") s'est moqué de moi.
Je n'avais pas jugé utile prendre un avocat (en fait je voulais surtout ne plus repenser à ce qui m'étais arrivé), lors du jugement qui a eu lieu environ un an plus tard j'ai été condamné à 500 € d'amende, et j'ai appris ensuite (en étant empêché de m'inscrire à un concours) que j'avais une inscription à mon casier pour "outrage et rébellion".
Tout cela parce que - ce que j'avais dit au juge dont j'avais par ailleurs bien compris où allait les "sympathies politiques", pour l'avoir entendu parler de "rôle de la police" dans un jugement précédant le mien - j'avais eu la politesse d'écouter un vieux monsieur qui me disait que sa petite fille s'était fait renverser par une voiture la veille (le corps reposait dans une maison à proximité dans la maison à côté de laquelle je m'étais garée, et ce monsieur m'avait aidé à quitter mon stationnement dans cette petite rue encombrée : nombreuse voitures en stationnement, piétons circulant sur la chaussée).

Chris Doublier a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Chris Doublier a dit…

Je m'ajoute au rang des victimes de violences, d'abus, d’outrages et de mensonges policiers et de déni de justice.
En voiture, en ville, vers 20h en mars 2015, je regagne paisiblement mon domicile proche. Gyrophare derrière moi. Je m'arrête. 2 civils se présentent comme des policiers. Je me conforme docilement à la demande de papiers, puis à celle de sortir du véhicule, puis vider mes poches. Quand les policiers déclarent vouloir me fouiller, je leur demande les raisons d'un contrôle aussi poussé en alléguant que la loi leur impose un motif. Pour toute réponse, je suis violemment molesté et contraint par un bras qui s’appuie en travers de ma gorge de sorte qu’il entrave ma respiration. Les violences verbales et injures s'ajoutent aux menaces d'arrestation. Désemparé,j’appelle au secours à l'adresse de rares passants. Tout se passe très vite. Ni une ni 2, comme un vieux sac, je suis jeté à l'arrière d'une voiture de police.
J'ai croupi dans une cellule blafarde, glaciale (sans vêtements chauds), et sale pendant une nuit de 14h. Ma chemise était déchirée.
Pendant cette nuit un policier a fouillé et "tout retourné" ma voiture (que les policiers avaient garé en infraction sur le trottoir barrant l'accès à une porte cochère!) de sorte qu'elle est restée ainsi toute la nuit offerte à la concupiscence des regards plus ou moins bien intentionnés (sécurité des biens, qu'ils disaient!). Sur un cahiers ouvert, des traces de semelles de ranger...
Détail...: Avant de sortir, j'ai été avisé d'une convocation devant un tribunal pour... violence (hé oui!) à la date précise (comme l'administration est efficace parfois...) du 8 septembre suivant.
Avec mes 53 berges j'ai un peu roulé ma bosse. Sans trop illusions sur une issue positive mais néanmoins décidé alors à me défendre et pourquoi pas être ces filous portant uniforme devant leurs responsabilités, je me suis vite rendu à l'adresse du lieux de mon arrestation. J'ai frappé aux portes avoisinantes avec l'espoir infime de recueillir quelques témoignages...plutôt désespéré. Justement, passait sur le trottoir, un homme qui avait été là la veille. Il n'était pas chaud pour se mêler de témoigner de quoi que soit.
Mieux: en sonnant à la porte de la maison de ville contre les volets de laquelle j’avais été poussé violemment, j'ai trouvé un couple en ayant assez vu pour témoigner des insultes caractérisées dont j'avais été gratifié: "ta gueule!". Ce témoignage de 2 feuillets donnait à l'événement un éclairage oblique qui surtout ne mentionnait aucune violence ni débordement de ma part, contribuant ainsi à me défendre.

Chris Doublier a dit…

...
A l'audience comme par hasard (hé oui...l'administration pêche parfois...) le tribunal n'avait pas eu connaissance à l'avance du témoignage... J'avais eu 20 ans auparavant la même amère surprise face à la justice (l'administration...).
Un avocat (payé par l'aide juridictionnelle) à plaidé très honorablement. Sans surprise, chacun, président, substitut du procureur, avocat du policier (lui même absent), y est allé de son couplet convenu sur un "contrat social" et le "respect de l'autorité", sans rapport aux insuffisances précises de quelques fonctionnaires de police qui ne servent qu'à entraver des services qui, sans ce genre d'agissement pourraient être bien plus efficaces.
Bref! Quelques jours après, verdict: 1 mois de prison! Avec sursis...quand même! 700€ (en principe adapté aux revenus du condamné.
A l'audience comme par hasard (hé oui...l'administration pêche parfois...) le tribunal n'avait pas eu connaissance à l'avance du témoignage... J'avais eu 20 ans auparavant la même amère surprise face à la justice (l'administration...).
Un avocat (payé par l'aide juridictionnelle) à plaidé très honorablement. Sans surprise, chacun, président, substitut du procureur, avocat du policier (lui même absent), y est allé de son couplet convenu sur un "contrat social" et le "respect de l'autorité", sans rapport aux insuffisances précises de quelques fonctionnaires de police qui ne servent qu'à entraver des services qui, sans ce genre d'agissement pourraient être bien plus efficaces.
Bref! Quelques jours après, verdict: 1 mois de prison! Avec sursis...quand même! 700€ (en principe adapté aux revenus du condamné. En l'espèce 400€/mois! Faut il comprendre que pour 2000€/mois la condamnation pour ce non délit eût été de 3500€?...) à payer en plus et principalement au bénéfice d'un policier ripou qui arrondit ses fins de mois sans vergogne au détriment du budget de l'état considérant une mobilisation démesurée de la police et de la justice (30'd’audience plus préparation plus verdict...!)pour...RIEN! Manque de moyens, qu'ils disent!?
RIPOU, j'insiste!
Égard à d'autres mésaventures provoquées par la police qui en plus alimente un climat délétère dans l'espace public, j'ai une propension croissante à faire l'agora.
Mission accomplie pour tous ceux qui luttent pied à pied contre l'expression libre et publique. Ceux la aiment bien mieux savoir les citoyens plantés comme des robots devant leurs écrans inoffensifs et contrôlés.

En Angleterre ou en Allemagne je n'ai jamais entendu un policier employé un langage de chantier comme c'est monnaie courante en France. Pareil concernant les violences gratuites. La France est un cas grave dans les vieilles "démocraties" européennes.

chris28197@gmail.com
je contribue volontiers à toute action en faveur de plus de justice.