Le 12 avril 2012, Amine Bentounsi, en cavale, poursuivi par des policiers, était tué d’une balle dans le dos par un policier, Damien Saboundjian, qui comparaît depuis le 11 janvier devant la cour d’assises de Bobigny, répondant du chef d’accusation "d’avoir donné la mort sans intention de la donner". Le policier, comme toujours dans pareil cas, invoque la légitime défense. Les syndicats policiers, comme toujours – et en particulier le très droitier syndicat Alliance – viennent au secours de leur collègue, à coups de mensonges souvent grossiers.


Amal Bentounsin, qui, dans l’entretien avec le site Les mots sont importants.net, conclut par ces mots : "Il faut créer un véritable rapport de forces. Les victimes de violences policières ont besoin d’être soutenues parce que l’injustice crée des monstres. Ce combat est une forme de thérapie : nous sommes presque d’utilité publique."
* On rappellera ici l’attitude fort magnanime envers les policiers violents de Mme Brigitte Lamy, procureure de la République de Nantes, qui classa sans suite la plainte de six manifestants gravement blessés par des policiers lors d’une manifestation contre l’aéroport Notre-Dame-des-Lances, en février 2014, mais qui, n’écoutant que son courage, n’hésita pas à poursuivre pour "injures publiques" un écrivain blogueur, co-fondateur du CODEDO, qui avait justement dénoncé cette attitude.
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